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Envergure : 4,20 m
Longueur : 1,75 m
Surface  alaire:  82,79 dm²
Poids : 5;000 gr
Profil : HQ 2,5 / 13%
Echelle : 1/3,5

- 1 - La construction

Il s’agit d’un modèle hybride avec un fuseau et une bulle Gewalt et des voilures S2G.

Le fuselage de très belle facture vient directement d’Allemagne. Je l’ai commandé sur le site Gewalt et laissé tel quel tellement il est beau. Il n’a aucunement besoin d’être repeint, seul paraît la ligne de plan de joint qui est très discrète.

Je l’ai équipé d’un train rentrant du commerce avec une roue de 80 mm. La fixation de celui-ci est montée entre 2 couples en contre plaqué aviation de 6 mm collés dans le fuselage (voir photos) car la fixation d’origine fixé sur le fond du fuselage ne me plait guère. Le système d’articulation des trappes provient du site de Gérard Risbourg sur les grands planeurs.

La fixation du stabilisateur à été refaite car le fuseau d’origine prévoit un stabilisateur pendulaire alors que le mien est à volet (comme le vrai). J’ai donc tronçonné le sommet de la dérive à la forme du profil de mon stabilisateur calé à 0° lorsque le planeur est en ligne de vol. Je l’ai pour cela suspendu et mesuré à l’incidencemètre. Dans cette configuration la ligne médiane du profil mesuré sur le karman de l’aile affiche 2,5°.

J’ai rebouché le haut de dérive à l’aide d’un petit bloc de balsa collé au microballon et fibré dessus. Je l’ai percé de 2 trous et installé les écrous à griffe de 4 mm pour la fixation du stabilisateur.

La dérive est construite en structure de balsa coffrée en 1,5mm le tout fibré à la 25 gr poncé apprêté et peint en blanc comme toutes les voilures du reste.

L’articulation est en demi-rond avec 3 charnières en circuit imprimé époxy et un axe de 1,5 mm qui traverse le tout de part en part.

Le servo de profondeur est collé dans la dérive et donc inaccessible par la suite. La commande de profondeur est une tige filetée de 3 mm.

Le servo de dérive se situe derrière le train rentrant dans l’axe du fuselage fixé sur une petite platine en contre plaqué collée sur le couple arrière du train. La commande est réalisée en câble acier aller/retour.

La clé d’aile est un peu particulière car en fait il y a 2 clés en une. J’ai eu l’astuce encore une fois sur le site de gérard. Il s’agi d’emprisonner 2 bouts de fourreaux fibre à l’intérieur d’une boite en contre plaqué de 1,5 mm le tout rempli de mèches de verre ou de carbone. Ces 2 bouts de tube sont calés au dièdre que l’on souhaite donner à la voilure ce qui permet d’avoir des clés d’aile de diamètre et de longueur important puisque elles restent parallèles au longeron. (le dièdre est donné dans le fuselage et non pas dans les ailes) . Il faut simplement 2 tubes de clé au lieu d’un qui traverse de part en part. Veiller particulièrement à la solidité de la boite et la ligaturer avec des mèches de carbone.

Mes tubes de clé son en AU4G de 14/18 mm de 30 cm chacun.

Le tableau de bord est perso en formica et contre plaqué mince. Le baquet est moulé en fibre époxy sur une forme en moule perdu en roofmate. Le pilote est une Barbie de grande taille réhabillée par ma mère : bob avec logo , tee shirt sérigraphié et jean's. (voir photos)

La verrière est collée à la colle polystyrène et le tour a été repeint après l’avoir dépoli à l’abrasif.   

Les ailes sont en expansé coffré samba, le fourreau de clé est installé bord d’attaque poncé, ailerons et volets découpés et chants fermés puits de servos et AF fraisés . Il faut donc 6 mini-servos pour commander tout cela en prise directe au plus près des gouvernes. 

Au dire des propriétaires de kits de ce type les ailes présentent une fragilité au niveau du fourreau de clé. Ailes cassées sans toutefois encaisser de violents efforts. Les miennes ont déjà volé sur un autre planeur entoilées à l’oracover je n’ai pas eu de problème particulier. Je les ai maintenant fibrées à la 25 gr et peintes.  IL faut dire que ces paires d’ailes nous avaient été cédés à bas prix (200 Fr ailes stabilisateur et volet de dérive du kit de L’ASW 27 de S2G) car elles étaient tombées durant le transport depuis la Tchéquie lorsque S2G était basé à Bayonne.   

Les aérofreins sont des multiplex doubles lames de 350 mm.

Une petite astuce concernant les AF multiplex qui ont la particularité d’être commandé par le milieu et non pas par le bout comme les Graupner. Si l’on ne fait rien la commande flambe et on risque de se retrouver avec un AF qui ne rentre plus (ça m’est arrivé). J’assure la tige de commande à l’intérieur de l’aérofrein avec une petite cale de bois collée à la cyano à peu prés au milieu de la tige.

Les winglets sont sculptés dans du balsa et fibrés puis collés à demeure (grave erreur car c’est mieux démontables pour le transport).

Le centrage m’a demandé 400 gr de plomb dans le nez pour arriver au 80 mm du bord d’attaque ce que préconise mon logiciel de centrage pour 33% de la corde moyenne. On verra à l’usage.

Mon planeur vient tout juste d’être terminé et il n’attend plus que le remorqueur et une après-midi ensoleillée pour être essayé.

A bientôt pour les sensations en vol.

 

 - 2 - Les essais en vol

Samedi 25 octobre, terrain de Herm, température 9° donc idéal pour essayer un planeur de vol à voile…

Montage du modèle et du remorqueur de Robert à qui j’ai demandé pour l’occasion son super bison motorisé par un 30 super tigre, piloté par Jean-Robert qui a bien l’habitude maintenant de voler avec cet appareil.

Démarrage un peu laborieux du moteur à cause du froid et accrochage au câble.

J’ai pris l’habitude maintenant d’essayer les planeurs de la façon suivante pour diminuer le risque d’erreurs de centrage malgré la marge un peu avant :

Le remorqueur accélère et lorsque le planeur est à environ 3 ou 4 mètres d’altitude je libère le câble et je pose droit devant pendant que le remorqueur décolle et libère la piste  ce qui me permet de vérifier et d’anticiper sur les réactions de la machine au cas  ou j’aurai commis des erreurs de centrage ou encore d’apprécier le taux de roulis. Pour cet essai j’ai déconnecté le fil du train rentrant car il fonctionne en duo avec le largage.

Tout se passe correctement  et je vais récupérer ma machine 200 mètres devant.

Jean-Robert se pose avec le super bison et on accroche pour un remorquage complet pour tester un peu la bête en vol et la tenue derrière l’avion. Comme le vent souffle modérément de face on écourtera autant que possible les branches vent arrière pour ne pas que je le double avec le planeur.

Suivant la force du vent, on adapte le circuit de remorquage :

Lorsque il n’y a pas de vent ou très peu, on peut indifféremment tracter dans tous les sens en s’occupant juste du taux de montée.

Lorsque le vent est un peu plus fort voire fort il faut impérativement écourter les branches vent arrière et plutôt réaliser des virages en S sinon le planeur passe devant.

Nous avons également remarqué que le secret résidait dans la tenue à plat derrière le remorqueur charge à celui-ci de ne pas trop incliner et serer les virages…

La montée se passe bien car l’avion est bien rodé à cette tache et je remarque que le planeur suit docilement comme un petit chien et qu’il n’a pas trop tendance à accélérer vent de dos.

Je largue environ à 200 mètres, et  donc le train rentre automatiquement je peux tester les premières réactions.

Je dois mettre quelques crans de trim à cabrer je suis peut être centré un peu avant (je verrai au test) mais il plane vraiment bien et en tout cas la visibilité est parfaite. Je suis arrivé au cours de la deuxième montée à accrocher une petite thermique qui m’a permis de rester environ 5 minutes en l’air.

Ma machine vole pas mal j’aurai juste à peaufiner les réglages au niveau du centrage et d’essayer les volets en positif et négatif. Les AF freinent pas mal je n’ai pas mis de compensation profondeur pour le moment.

Malgré les encouragements de mes compères je n’ai pas tenté de voltige durant ces premiers vols, j’ai juste fait une prise de vitesse avec passage bas et restitution mais je trouve que le profil freine un peu dans la remontée. (on ne peut pas tout avoir)

Mais moi, je suis globalement content de mon nouveau jouet ….   

ESSAIS EN VOL 2ème PARTIE

Mon ASW a maintenant quelques vols au compteur derrière le super bison de robert.

Comme on arrive en saison d’hiver je n’ai  guerre eu l’occasion d’accrocher des thermiques puissants. Toutefois j’ai pu apprécier la bonne volonté du planeur et accroché quelques  petites pompes et comme dit Jean Robert, il ne demande qu’à monter.

Les volets en positif permettent de spiraler serré et font chuter la vitesse en provoquant un léger couple cabreur. En négatif cela accélère et permet de transiter et  voltiger (j’ai passé de belles boucles mais je suis juste en débattements pour les tonneaux) je vais essayer de mixer les volets avec les ailerons pour avoir des full-span.

Comme je l’avais prévu le centrage est trop avant et le planeur est lourd du nez ce qui m’a été confirmé par Daniel GOURDET  qui est venu nous rendre visite sur le terrain et à qui j’ai fait essayer mon modèle.

La sortie des aérofreins procure un couple piqueur et je vais compenser tout cela à l’aide des mixages de la FC18.

J’ai tenté des passages à grande vitesse vent arrière avec ressource, je m’attendais à beaucoup plus de restitution et de prise de vitesse malgré la perte d’altitude importante. Le profil HQ 2,5 n’accélère pas beaucoup il est peut être un peu épais pour cela.

Mardi 11 novembre :

J’ai retiré presque 100 gr de plomb et les remorqués ont été tentés avec le petit bison 10 cc. Si le taux de montée est plus faible, le planeur suit comme un petit chien derrière. Il faut dire que nous n’avions pas un brin de vent. Le centrage reculé, le planeur est plus agréable et moins veau du nez.

Je crois que je vais me régaler dés le printemps prochain avec ce planeur…

Philippe ROUCAYROL

ASW au décollage derrière le Super Bison